Prendre soin de moi

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Quelle indemnisation possible en cas d’accident domestique ?

Quelle indemnisation possible en cas d’accident domestique ?

Prendre soin de moi 24.04.19

Chaque année en France, les accidents domestiques ou accidents de la vie courante sont à l’origine de 20 000 décès, de centaines de milliers d’hospitalisations et de 5 millions de recours aux urgences. Mais qu’entendons-nous au juste par accidents domestiques ? Quels sont les profils les plus exposés ? À quelles indemnisations pouvons-nous prétendre ? 

Une liste très variée

Quel rapport existe-il entre une intoxication et une défenestration ? Dans les deux cas, il s’agit d’un accident de la vie courante (AcVC). Comprenez par-là d’accidents qui peuvent survenir chez vous, à l’école ou sur des aires sportives ou de loisirs. Cette liste comprend aussi l’étouffement ou encore la noyade mais elle exclut de son champ les accidents du travail, les suicides, les agressions, les accidents causés par les éléments naturels et surtout les accidents de la circulation.

Le syndrome casserole sur le feu

L’eau des pâtes est en ébullition. Le bruit attise la curiosité du bambin qui, d’un geste maladroit, fait chavirer le contenu sur lui. A la maison, plus on est jeune, plus on est vulnérable. Chaque année, 55 000 enfants de moins de 17 sont victimes d’un AcVC. Selon l’Observatoire Mavie, ces accidents ont d’abord lieu dans le jardin (35,9 %), dans le salon et le séjour (28,2 %).  Première cause de décès chez les enfants de 1 à 14 ans, les AcVC sont à l’origine de 21 % des décès chez les 1-4 ans et de 13 % des décès chez les 5-14 ans. Autres victimes : les seniors. Si le jardin demeure le lieu de tous les dangers (on cultive dans de mauvaises postures, on coupe sans protection, on joue les cascadeurs sur une petite échelle), la chambre à coucher pointe en seconde position des zones à risque ! Chez les seniors, les chutes représentent à elles seules 85 % des AcVC. Soit 450 000. 10 000 en succomberont. 

La Garantie Accidents de la Vie (GAV)

Les frais médicaux sont pris en charge par la Sécu, éventuellement par la complémentaire santé mais ceux liés aux séquelles post-traumatiques (paralysie, gêne respiratoire, perte partielle de l’audition…) vous incombent. D’où la création de la Garantie Accidents de la Vie. Grâce à elle, l’assuré bénéficie d’un niveau minimal de remboursement. Les risques couverts sont nombreux : chute, accident de bricolage, accident dans le cadre de loisirs, catastrophe naturelle, voire agression et attentat. L’assureur doit proposer une offre d’indemnisation au plus tard dans les cinq mois qui suivent la déclaration de l’accident (ou du décès) tandis que son montant doit être versé au plus tard un mois après accord de la victime. Certains contrats proposent des prestations élargies (accompagnement prolongé pour vous aider à reprendre en main votre quotidien ou encore déclenchement de l’indemnisation dès 10 % d’invalidité). Notez que le contrat indemnitaire garantit d’être traité selon les règles du droit commun. Celui-ci prend en compte votre situation personnelle (revenus et composition du foyer) et  professionnelle (responsabilités et perspectives de carrière).