Prendre soin de moi

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Ergothérapeute, une aide incontournable

Ergothérapeute, une aide incontournable

Prendre soin de moi 08.08.19

L’ergothérapeute n’est pas un spécialiste des pieds. Encore moins un fin connaisseur des gallinacés. C’est un professionnel de santé formé pour maintenir ou rétablir votre autonomie, essentiellement dans votre domicile. Face à la montée de la dépendance, son rôle est devenu primordial.

La bonne santé des « ergos »

En France, selon la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques), on compte quelque 12 000 ergothérapeutes. Soit une moyenne de 17,9 praticiens pour 100 000 habitants. 87 % sont des femmes et 12 % exercent en libéral. Tout comme les orthoptistes, les aides-soignants ou les chirurgiens, cette profession recrute. Rien d’étonnant à ce que de plus en plus d’adeptes postulent au concours pour suivre un cursus de trois ans. Les termes sont fixés par le ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur et le métier est réglementé par le code de santé public. Mais pourquoi un tel engouement ? La raison est toute simple : non seulement la profession d’ « ergo » est le révélateur d’une société vieillissante mais son champ d’intervention est d’une largeur sans équivalent.  

Tous les jours pour tout le monde

Le développement de l’ergothérapie est intimement lié au vieillissement de notre société (perte d’autonomie) ainsi qu’aux maladies chroniques type sclérose en plaques, Alzheimer, ou encore polyarthrite rhumatoïde. Mais il est un autre paramètre plus puissant encore : l’ergothérapeute intervient pour tous les actes de la vie quotidienne qui posent un jour problème, quel que soit l’âge. Manger, se déplacer chez soi, communiquer, fermer les volets, tenir une manette de console de jeux ou un volant de voiture, faire ses lacets, pédaler… Qu’y a-t-il de plus universel ? Qu’il soit moteur, sensoriel, neuropsychologique, qu’il concerne un bébé, un adolescent ou un senior, un handicap demeure un handicap. Et l’ergothérapeute une aide incontournable.

Prendre la thérapie comme un jeu  

De la patience, de l’imagination et un sens aigu de l’observation. Telles sont les trois principales qualités de l’ergothérapeute pour que le patient retrouve son autonomie. Sans tomber dans l’absurde, ce professionnel de santé doit voir sa discipline comme un vaste laboratoire ludique. On sait que l’aquagym est vivement conseillée après un AVC. Que la gymnastique douce (mouvements d’amplitude avec les avant-bras) est une rééducation qui a fait ses preuves. Les exercices sont pléthore. Ici on se déplace à quatre pattes avec un livre sur le dos - avec interdiction de le faire tomber -  pour travailler la posture d’un enfant. Là, on saute dans des cerceaux pour travailler l’équilibre. Ou encore, on fait de la gymnastique des doigts pour corriger son écriture.