Prendre soin de moi

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40 ans et déjà grands-parents

40 ans et déjà grands-parents

Prendre soin de moi 05.08.19

C’est très rare mais oui, on peut être grand-parent à 40 ans. Si cette montée en grade chamboule vos plans personnels, elle peut aussi être l’occasion de resserrer les liens familiaux. Ayez à l’esprit que vos petits-enfants ne se soucient guère de votre âge. Ils ne retiennent que l’attention que vous leur accordez.

Maman ? Non, mamy ! 

« Oooh, qu’elle est mignonne cette petite ! Elle a vos yeux. C’est tout le portrait de sa mère. » - « Heu non. Pas de sa mère, de sa… grand-mère ». De nos jours, quand on a la quarantaine coquette et que l’on pousse un landau fièrement, aux yeux du monde, on est la maman du chérubin, forcément. Et ce pour quelques années encore. En effet, si l’on se réfère aux chiffres de l’Insee (octobre 2013), en France, on devient mamy à 54 ans en moyenne (56 ans pour les hommes). Et  dans un pays qui compte un peu plus de 15 millions de grands-parents, seuls 1 % d’entre eux sont des quadras. D’où une certaine confusion… La flatterie devient alors source de gêne pour la très jeune mamy qui doit déjà pas mal revoir son plan de carrière familial.    

Heureux événement ?

L’échographie est formelle. Votre fille de 20 ans est enceinte. Vous ne pouvez pas le lui reprocher car, mathématiquement, compte-tenu de votre âge, vous aviez fait pareil. Et puis c’est un heureux événement, non ? C’est là la vraie question. Etre mamy à 40 ans, ça chamboule vos plans personnels. Vous pensiez refaire votre vie, avoir enfin le temps de penser à vous, à votre couple, voire d’avoir un autre enfant sur le tard comme 5 % des Françaises ? Au lieu de ça, vous ressortez du placard votre brevet de baby-sitter, de chauffeur, de prof de lecture, de secouriste et de pâtissière. Si, comme le rappelle Hervé Anseaume, dans son Guide de survie des jeunes grands-parents, tout ça a quelque chose de « schizophrène », en réalité, vous êtes surtout tombés « dans un tourbillon de situations » communes à n’importe quel grand-parent.  

Une relation précieuse

Voyez le bon côté des choses. A quarante ans, vous êtes dans la fleur de l’âge, dynamique et vous avez tellement de points communs avec votre fille. Comme elle, vous êtes à la pointe des réseaux sociaux, vous adorez le shopping,  vous fréquentez les salles de concerts, bref, vous êtes sur la même longueur d’ondes. Votre fille peut compter sur vous, d’autant que vous avez l’expérience. Au-delà de votre jeune âge, vous restez grand-parent. Avec tous les avantages du statut : vous serez une boussole fiable, un précieux confident et aussi une source inépuisable d’enrichissements. Et mieux vaut cela que d’être privé de vos petits-enfants.