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Les femmes et les maladies cardio-vasculaires

Les femmes et les maladies cardio-vasculaires

29.03.19

En France, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité chez la femme de + 65 ans. Par comparaison, elles tuent sept fois plus que le cancer du sein. En cause, la sédentarité, une mauvaise hygiène alimentaire et la banalisation de consommation de tabac et d’alcool. Changer de mode de vie devient une priorité de santé publique.

Symptômes, méconnaissance et inégalité 

Crise cardiaque, infarctus du myocarde (IDM), accident vasculaire cérébral (AVC), angine de poitrine Angor… En Europe, une femme sur trois décède d’une maladie cardio-vasculaire. Selon l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), le nombre d’hospitalisations pour infarctus du myocarde chez les femmes de 45 à 54 ans a même explosé ces dernières années. Passant de + 3 % par an entre 2002 et 2008 à + 4,8 % entre 2009 et 2013. Bien que devenu une priorité de santé publique en Europe, le sujet demeure encore trop méconnu des femmes qui en ignorent souvent les symptômes : suées, nausées, palpitations, fatigue soudaine, perte d’appétit. Contrairement aux idées reçues, les femmes sont aussi, voire davantage, exposées que les hommes. Malheureusement, les signes précurseurs d’une attaque cardiaque sont plus diffus. Rien ne laisse présager l’imminence d’une attaque cardiaque comme une forte douleur dans le bras comme c’est le cas chez l’homme.

Facteurs à risque et dépistage

Les principaux facteurs de risques de maladies cardio-vasculaires sont d’abord liés au mode de vie. Associez la sédentarité au tabagisme régulier, ajoutez un manque d’activités physiques et une consommation d’alcool non abusive, juste régulière, et vous obtenez un dangereux cocktail. Ce même cocktail peut très vite devenir explosif. En effet, une mauvaise hygiène de vie favorise l’émergence de facteurs dits intermédiaires très nocifs comme l’hypertension artérielle, l’isolement, la précarité, le diabète et le surpoids. Comme le souligne Claire Mouhnier-Vehier, cardiologue et Présidente de la Fédération Française de Cardiologie, la première des choses à faire est de procéder à des dépistages, « particulièrement aux trois phases-clés de la vie hormonale féminine que sont la première contraception, la grossesse et la ménopause. » Surtout si vous êtes fumeuse et de nature stressée. La seconde est de lutter contre tout type de sédentarité. Au travail comme à la maison. Cela passe par des activités physiques modérées mais quotidiennes. « Bouger 30 à 45 minutes par jour diminue de 30 % les risques d’accidents cardio-vasculaires. »