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Bien-être au travail : les dernières tendances

Bien-être au travail : les dernières tendances

29.03.19

C’est une notion plutôt récente. Pour lutter contre l’absentéisme et le turn over, on a vu se développer des méthodes plus ou moins originales pour améliorer le bien être au travail. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Et comment sommes-nous concernés au quotidien ? Voici quelques éléments de réponse.

Un constat amer

59 % des salariés interrogés dans le cadre d’une enquête BVA d’avril 2018 considèrent le bien être au travail comme l’enjeu n°1 de leur vie professionnelle. Il est même placé devant le niveau de rémunération et les perspectives d’avenir. Signe qu’il est temps de s’en préoccuper. Car les salariés d’aujourd’hui ne sont plus prêts à sacrifier leur santé ni leur vie privée, ils sont plus attentifs aux temps de transport, à la qualité des échanges humains et sont profondément en quête de sens au travail. Et quand ces aspirations ne sont pas comblées, c’est la spirale infernale du bore ou du burnout, menant du stress à la maladie.

Des leviers multiples

Face à ce constat, il n’est pas étonnant que les entreprises rivalisent d’imagination pour prévenir le manque-à-gagner résultant de ces risques psychosociaux, espérant ainsi booster la productivité de leurs salariés en même temps que leur bien-être. Tapis de yoga à disposition, séances de team building, aide à l’arrêt du tabac, conseils nutrition, refonte des espaces de travail… Autant de leviers qui, s’ils attirent de nouveaux jeunes dans l’entreprise, semblent avoir peu d’effets sur ceux qui ne s’y sentent déjà pas bien. Les Etats-Unis commencent à douter de l’efficacité de ces programmes wellness notamment sur la diminution des arrêts maladie. Peut-être parce que le bien être au travail ne concerne pas que la santé physique : s’exprime aussi un fort besoin de développement et de transmission des compétences qui passe par des plans de formation adaptés et bienveillants.

Des solutions plus durables

Pour améliorer le bien être au travail, il ne suffit pas d’installer un baby foot dans la salle de repos ! Le salarié attend une vraie prise en compte de ses aspirations en matière d’aménagement du temps et du poste de travail, de dialogue et de reconnaissance. Ce qui n’empêche pas d’agir sur tous les petits gestes du quotidien. 1ère solution : repenser le mobilier en privilégiant sièges ergonomiques avec soutien lombaire, supports pour écran, postes assis-debout, voire même swiss ball pour renforcer la ceinture abdominale tout en protégeant son dos. Favoriser ensuite les espaces flexibles qui incitent à changer de position, à bouger régulièrement, à faire des pauses étirement ou relaxation, bref, tout ce qui évite la sédentarité. On passe en moyenne plus de 6 heures par jour devant un écran, d’où la nécessité de fragmenter ce temps avec d’autres activités. Comme s’accorder des micro-siestes ou aller courir sur la pause du midi.